Vous avez peut-être déjà acheté une crème "peaux grasses" qui n'a fait qu'aggraver les choses. Ou un soin pour le visage qui vous laissera le visage luisant dès le matin. Ce n'est pas une question de malchance — c'est une question de diagnostic. Avant de choisir le moindre produit, encore faut-il savoir à quel type de peau vous avez vraiment affaire. Et c'est plus simple qu'il n'y paraît.
Pourquoi votre diagnostic est souvent faux
Beaucoup de personnes pensent avoir la peau grasse. En réalité, elles souffrent d'une déshydratation cutanée.
C'est ce que confirme une étude de l'Université nationale de Séoul publiée dans Skin Research & Technology : la grande majorité des participants sous-estiment leur production de sébum réel, et leur autodiagnostic ne correspond pas aux mesures objectives¹.
Ce glissement est fréquent. La peau produit du sébum pour compenser un manque d'eau, pas par excès de production naturelle.
Résultat : on achète une crème "matifiante" qui assèche encore plus. La peau réagit en produisant encore plus de sébum. Le cercle vicieux s'installe.
Le type de peau est une donnée génétique et stable. Il définit le niveau de production de sébum de vos glandes sébacées.
Choisir un produit inadapté à ce type, c'est travailler contre votre peau. C'est souvent là que les routines bien intentionnées échouent.
Un diagnostic fiable prend moins de 30 minutes. Il ne nécessite aucun matériel particulier.
Le test maison : comment savoir en 30 minutes
Ce test repose sur l'observation de votre peau dans son état naturel, sans aucun produit appliqué.
Étape 1 : Nettoyer et sécher
Lavez votre visage avec un nettoyant adapté à votre peau et sans parfum. Séchez en tamponnant, sans frotter.
Étape 2 : Attendre sans rien appliquer
Laissez votre peau telle quelle pendant 30 minutes. Pas de crème, pas de sérum, pas de lotion.
Cette fenêtre d'attente est essentielle. Elle laisse le temps à votre épiderme d'exprimer son fonctionnement réel.
Étape 3 : Observer sensations et aspect visuel
Touchez votre front, votre nez, votre menton et vos joues. Notez ce que vous ressentez et ce que vous voyez.
Voici les signaux à repérer :
- Tiraillements ou inconfort
- Brillance sur certaines zones
- Pores visibles ou dilatés
- Peau confortable, ni grasse ni tendue
Ces observations suffisent pour identifier votre type. La section suivante vous donne les clés d'interprétation.
Les 4 types de peau et comment les reconnaître
Les dermatologues et pharmaciens distinguent quatre types de peau. Chacun correspond à un profil précis de production sébacée.
Peau normale
Après 30 minutes, votre peau est confortable. Ni tiraillement, ni brillance excessive.
Le teint est relativement uniforme. Les pores sont peu visibles.
Ce type est le moins courant chez l'adulte. Il reste cependant sensible aux variations climatiques et hormonales.
Peau sèche
Vous ressentez des tiraillements, surtout sur les joues et le front. La peau manque de souplesse au toucher.
La sécheresse s'explique par une production insuffisante de sébum. Le film hydrolipidique, qui protège la surface cutanée, est appauvri.
Des soins comme Avène XeraCalm A.D Baume Relipidant ou La Roche-Posay Lipikar Baume AP+M sont formulés pour aider à restaurer ce film protecteur.
Les soins adaptés aux peaux sèches, comme les baumes relipidants ou les crèmes riches en céramides, peuvent être trouvés facilement sans passer par une pharmacie classique. Aujourd’hui, il est possible de les commander via notre parapharmacie Hey Para, avec des formules adaptées à chaque niveau de sécheresse.
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Peau grasse
Votre visage brille, surtout sur la zone T (front, nez, menton). Les pores sont visibles et souvent dilatés.
La production de sébum est génétiquement élevée. Ce n'est pas une question d'hygiène insuffisante.
Les études montrent que les peaux grasses vieillissent souvent moins vite que les peaux sèches. Le sébum joue un rôle protecteur sur le long terme.
Peau mixte
C'est le type le plus répandu en Europe. La zone T est grasse, les joues sont normales ou sèches.
Ce déséquilibre s'explique par une densité inégale des glandes sébacées selon les zones du visage. Les joues en ont moins que le front ou le nez.
Traiter une peau mixte avec un seul produit est souvent insuffisant. Elle demande une approche ciblée selon les zones.
Ne pas confondre "Type" et "État" de peau
C'est l'erreur la plus fréquente, même chez les personnes averties. Le type de peau est fixe. L'état de peau, lui, évolue.
Un état cutané peut changer en quelques jours. Il dépend du climat, du stress, de l'alimentation, ou d'une routine inadaptée.
Confondre les deux mène à des achats inutiles. Parfois même contre-productifs.
La peau déshydratée
La déshydratation cutanée est un manque d'eau dans les couches superficielles de l'épiderme. Elle peut toucher n'importe quel type de peau, y compris les peaux grasses.
Les signes sont clairs : peau terne, petites ridules superficielles, sensation de tiraillement. Ces symptômes disparaissent quand l'hydratation est rétablie.
Une peau grasse et déshydratée en même temps, ça existe. C'est précisément ce profil qui est le plus souvent mal diagnostiqué.
La peau sensible
La sensibilité n'est pas un type de peau à proprement parler. C'est une réactivité accrue de la barrière cutanée aux agressions extérieures.
Elle se manifeste par des rougeurs, des picotements, ou des réactions après l'application d'un produit. Les peaux sensibles tolèrent mal les parfums, l'alcool, et certains conservateurs.
Des soins comme Bioderma Sensibio AR Crème ou encore Uriage Roséliane Crème Anti-Rougeurs sont formulés pour limiter les réactions cutanées et renforcer la tolérance de la peau.
La peau mature
Avec l'âge, la production de collagène diminue. Le collagène est la protéine responsable de la fermeté et de l'élasticité cutanée.
Résultat : les contours s'estompent, les rides apparaissent, la peau perd en densité. Ce n'est pas un état pathologique. C'est un processus physiologique normal.
La peau mature peut être sèche, mixte, ou normale. Son état évolue, mais son type de base reste le même.
Sources:
¹ http://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12236886
http://mdpi.com/2079-9284/10/1/14
http://skincancer.org/blog/photoaging-what-you-need-to-know
https://www.linkedin.com/in/nadia-bouhaddouz/